Happycathy 5 1

"Chaque toile de Catherine Harley est le théâtre de naissances et de surgissements. Dans un mouvement organisé, des milliers de tesselles de couleur convergent vers le lieu où elles feront enfin corps, vers l’endroit précis du désir, là où elles composeront ensemble un personnage, un paysage. C’est un Big Bond auquel nous assistons, un univers en expansion qui provient d’un point initial, écho certain d’un univers qui précède, intérieur à l’artiste celui là. Cet univers s’exprime au sens précis du verbe sur le lin. La toile est un corps physique et mystérieux qui expose pudiquement la multiplication de ses cellules, vibrantes en un mouvement abstrait, jamais désordonné. Dans un resserrement vital, dynamique, les cellules composent sous nos yeux une œuvre figurative et impressionniste. Le personnage respire, sourit, émeut le spectateur qui soudain comprend où se situe la frontière entre abstraction et figuration, la marge subtile à laquelle la figure se dévoile. Face à la toile, le spectateur fait se rejoindre le lointain, ou plutôt la profondeur ,« là-bas » où naquît la première touche de couleur, et le « par-delà » où se forme l’image qu’il lit. Ce « par-delà » n’est autre que le cœur du spectateur lui-même. Car notre cœur est bien le lieu définitif où la toile souhaite se rendre, le lieu de l’émotion, de la résonance, le seul lieu de dialogue, d'approfondissement possible avec l’artiste. C’est l’aspiration de toute œuvre artistique forte. Catherine Harley nous invite à contempler la fragilité d’un personnage né de minuscules palpitations qui ensemble font surgir la vie, l’animent, c'est-à-dire lui donnent une âme. C’est sans doute cette fragilité révélée, cet écho de nous-même, qui fait de l’œuvre de Catherine Harley un précieux témoignage de ce que signifie être humain"

                                                                                                                                                                                                    Karim Azouaou

 

Biographie

Née en 1971, elle prend ses premiers cours de peinture à l’huile à l’âge de 12 ans, les sensations furent immédiates, et motiveront son parcours  jusqu'à aujourd'hui.

Soutenue par son professeur Jules Flandrin (fils) au collège, elle suivra pendant ses années de Lycée les cours du soir des Beaux-arts de Grenoble.

Diplômée des Beaux-arts d'Avignon (restauration d'oeuvres peintes), elle commence sa vie de peintre en réalisant des copies de tableaux, et des portraits sur commande. Au fur et à mesure, elle abandonne le travail de copiste pour se consacrer entièrement à la peinture.

En parallèle, elle enseigne son savoir depuis 1996, et crée L'atelier de peinture en 2006 à Grenoble.

Depuis toujours, le portrait est au coeur de son travail, mais elle explore d'autres sujets tels que les paysages et les nature morte. 

Expo copie